Âme contemplative, Elliot Maginot aime explorer de nouveaux sons, peaufiner les textures, manier les mots et étoffer ses orchestrations.
Ayant découvert la guitare à l’adolescence, Elliot Maginot travaille son jeu et perfectionne peu à peu ses talents de mélodiste; des refrains, des chœurs et des vers dispersés prennent bientôt forme. Son frère, qui les entend, encourage le jeune artiste à s’atteler à l’écriture de véritables chansons. Seul à l’ordinateur, l’auteur-compositeur en herbe étoffe ses compositions et superpose les couches de voix. Creusant le sillon folk, un premier EP issu de ces expérimentations est mis en ligne sur MySpace en 2013. S’ensuit une série de spectacles dans les bars de Montréal.
Le vent tourne alors qu’Elliot Maginot se fait remarquer lors d’un concert présenté à Saint-Georges-de-Beauce. Il obtient un premier contrat de disque. Réalisé par Jace Lasek (Besnard Lakes, Suuns), Young/Old/Everything.In.Between, son premier album complet, sort en février 2015. Ce recueil de chansons aux sonorités folk, pop et rock est truffé d’ambiances planantes et teinté d’accents mélancoliques. On a affaire à un artiste sensible à la personnalité musicale singulière.
Sitôt le disque paru, Elliot Maginot prend d’assaut les scènes du Québec, foulant les planches de plusieurs festivals de renom, dont le Festival International de Jazz de Montréal et le Festival d’été de Québec. Il se promène ailleurs au Canada, en Californie, et il va même jusqu’en Australie.
À cela s’ajoutent des spectacles en solo en première partie des Sœurs Boulay et de Cœur de pirate. Avec cette dernière, l’auteur-compositeur-interprète sillonne l’Europe et se produit en France, en Autriche, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Allemagne et au Luxembourg, acquérant une précieuse expérience de scène. Si certaines salles sont plus intimes, d’autres, comme le Zénith de Paris, ont de quoi impressionner.
Après avoir parcouru des milliers de kilomètres et offert plus de 200 prestations, Elliot Maginot replonge ensuite dans l’écriture de chansons. En 2018, il se joint à l’équipe Audiogram et entreprend l’enregistrement de Comrades, réalisé par Connor Seidel. Le son est plus riche, plus organique. Quant au propos, l’auteur-compositeur observe le monde qui l’entoure et s’interroge sur la détresse émotionnelle et le mal-être de sa génération.
Par la suite, en plus de se produire sur diverses scènes, l’artiste fait paraître les chansons « Christmas Ain’t Enough » en 2018, « I’ll Know My Savior (Christmas All Around) » en 2019 ainsi qu’une touchante reprise de « Allô maman bobo », popularisée par Alain Souchon. Il reçoit par ailleurs une nomination dans la catégorie Spectacle de l’année – Anglophone au gala de l’ADISQ de 2019. L’année suivante, il réalise les pièces « Otherwise » et « Make It Easier » de l’autrice-compositrice-interprète San James, qui a ouvert pour plusieurs de ses spectacles.
En mai 2021, Elliot Maginot revient à l’avant-scène avec Easy Morning, un album essentiellement acoustique coréalisé avec Connor Seidel qui conjugue douceur des cordes, chaleur des cuivres et sonorités ouest-africaines. L’album a connu un grand succès, entre autres nommé dans la longue liste de Prix Polaris 2021 et menant l’auteur-compositeur-interprète à parcourir les quatre coins du
Québec avec sa tournée. Il a également participé aux premières parties de Half Moon Run, Patrick Watson et Young the Giant.